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Maitre Kribich Kada « Champion d’Afrique  » à Dakar en 1963, l’éternel oublié ! (2ie Partie)

Maitre Kribich Kada « Champion d’Afrique » à Dakar en 1963, l’éternel oublié ! (2ie Partie)

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Nous apprendrons  aussi que Maitre Kada Kribich était également musicien, il jouait de la trompette dans un orchestre moderne au style occidental et oriental. Puis il décidait de ne jouer que De l’oriental un  style apprécié à  l’époque. Son instrument était le luth. Il se rappelle  avec émotion Mr Benyelles Djelloul, son professeur de musique à l’époque qui est demeuré dans cette même qualité, au conservatoire municipal de Sidi bel abbès-

Son service militaire de 02 ans (1957/1959) qu’il effectua  en Allemagne., lui permis de devenir 18752_1196634317886_5607888_nChampion militaire en saut en hauteur . A sa libération il retourna à Sidi bel abbès  pour enseigner de nouveau au lycée Leclerc comme EPS. Puis il  s’en allait au CREPS de Ben Aknoun jusqu’en 1961.  Perturbé par les évènements du PUNTCH d’Alger  et de l’OAS, il s’en retournait une fois de plus à Paris ou il enseigna dans le 12ieme arrondissement au lycée Boule et en restait un an de 1961/1962. Dans le même temps, il suivait ses études à l’INS, pour finaliser son diplôme d’EPS et il passait son concours au CREPS de Strasbourg, pour obtenir le Brevet d’état pour étranger.

GEDSC DIGITAL CAMERAA l’indépendance, il répondait à l’appel des autorités, pour meubler le vide, en assurant le remplacement. Ce fut un honneur pour lui de répondre à cette mission. Il travailla comme auxiliaire sans être  rémunéré durant des mois- Cela le déceva, et ses réclamations furent  nombreuses et sans échos, il en fut découragé-Puis quand le ministère de l’enseignement décida de lui attribuer le poste de conseiller technique national de judo, malheureusement ce fut une proposition qui est parvenue trop tard. Il avait déjà  pris d’autres orientations, pour construire son « future ». Nous rappellerons que les fonctions qui lui furent proposées  ne répondaient pas à ses ambitions et ses doléances, parce que l’on n’avait pas encore  solutionnés, sa situation. Il demeurait encore impayé….. !

Nous évoquions, ce jour là, des événements proches et lointains à la fois, en citant des personnes, dont beaucoup d’entre elles ne sont plus de ce monde et tous cela sortait  d’un  cœur, qui le proposait  à un autre cœur très perceptible. La charge  avec laquelle, il émettait ses  souvenirs, était tellement forte, que le geste de l’affirmation, en disait très long, et nous l’écoutions, en silence.

L’homme, tout en évoquant  le passé et la gloire qu’il a connu, laisse transparaitre des yeux humides  à 18752_1196634717896_992759_nchacune des fois ou  le souvenir d’un ami cher, lui revenait à l’esprit. Et dans son  partage du souvenir, il s’accrochait au détails particulièrement, sur certain qui n’étaient plus de ce monde entre autre  de Touil Hamid , qui en sa qualité de journaliste de la radio de l’époque, l’avait commenté avec éloges lors des jeux africain de Dakar, et dans son reportage, ce journaliste Bel abbésien de « Cayasson »  a fait apparaitre au monde « la naissance d’un grand champion en la personne de Kada Kribich » Il devenait Champion d’Afrique par équipe – Il battait en individuel le champion Tunisien Hachicha. « je l’ai battu et il a perdu connaissance, et comme  j’étais spécialisé en réanimation, avec la méthode kuatsu, je réanimais mon adversaire et cela m’a valu  une admiration du public et des médias »- « Chose rare, sur les tatamis, le vainqueur réanimait son adversaire ! » nous avançait il avec un petit sourire au coin des lèvres.

1970 Med Abdelwahab 1Se qui nous mène à dire que lorsqu’un athlète dans un autre pays à de bon résultats, il bénéficie d’énorme intérêt pour lui en particulier et pour le sport en général, mais en ce temps là, malgré les titres, les sportif étaient très peux encouragés et ils étaient nombreux, ceux qui avaient apportés des résultats mondiaux, et qui sont demeurés dans les  oubliettes jusqu’à l’heure actuelle. « Cette situation m’obligeait à partir et m’installer en France et d’en prendre la nationalité- je repassais mes diplômes, et je devenais auxiliaire d’éducation au niveau du lycée Johnson de Sally dans le 16iem arrondissement  de Paris ou il avait  des élèves de grande famille tel que  les fils de Peugeot Philipe et Eric, avec qui il dit avoir  eu de bon rapport en tant qu’élèves ».

 Maitre Kada Kribich, comme une étoile filante, escaladait les podiums au fur et à mesure et devenait champion de France en 1965/66 avec le Judo Club de Malherbes de Paris 17ieme avec de grande figures connus tel que Jeacques Leberre, François Besson et tant d’autres.. Compte tenue des difficultés d’obtention des droits légaux, il devait refaire son cycle afin que son diplôme soit reconnu en France. En 1966 il devenait  titularisé dans son poste au lycée Marcel Cachin à  St Ouen dans le 93 (Seine St Denis) jusqu’en 1983 ou une mutation l’emmenait  en ses même qualité à l’Ile de la Réunion.

Dans ce trajet de l’Océan Indien Kada Kribich, a permis de donner l’ensemble de ses compétences aux Brem Piscine puasenombreux pays limitrophes tel que (Madagascar, Ile Maurice Schechelle, Zanzibar  etc etc)- Puis en 1996 il prenait sa retraite de l’éducation Nationale pour s’adonner a ses passions de Judo et de voyages à travers le monde.

En 2005, il s’en allait en Nouvelle Calédonie ou il y vécu pendant  05 année et y exerçait son métier de superviseur Judo dans des clubs, des pays des iles de l’Océan Indien qui donnèrent de très bon résultats. Il avait fait également un stationnement sportif en Allemagne, ou il remportait également plusieurs victoires et titres en judo  avec l équipe de Freiburg,

Alors, Kada Kribich, ces moments d’intense émotion  ne pouvait pas les exprimer seul, alors, il en parlait avec nous et nous l’écoutons avec grande joie, attention  et émotion tellement la forme employée, ressemblait à celle d’un conteur inné. Mais à chacune de ses explications, nous retrouvions un arrêt, qui voulais dire « j’aurais tant aimé rester et donner pour ma ville et mon pays ».. ….Nous comprenions aussi, qu’il voulait, transmettre une autre métaphore, décryptable. « L’être humain que nous sommes, avions des milliards de cellule et ces cellules meurent en nous, et nous mourrons avec. Lorsque l’on ne sent plus, le nez meurt, lorsqu’on entend plus, c’est l’oreille  qui meurt, lorsque certain organe ne fonctionne plus, un organe dépendant  meurt et a chaque fois, nous mourrons un petit peut. L’on croit que nous sommes parfaits, alors que nous ne le sommes pas ! Nous mourrons a chaque fois un peux plus,-Il faut prendre les choses avec beaucoup de distance, de recul et de discernement ! »Concluait-il

 Hamid Touil 1Après avoir mis en relief, son itinéraire estudiantin, sportif et professionnel combien riche en évènements, et en aventures, depuis les année 1950 , de l’école, en passant par  l’apprentissage et les Lycées, pour aboutir aux salles d’entrainements, il nous épatait, puis en nous contant ses nombreux stationnements d’aventurier sportif, à travers le monde  en France, en  Nouvelle Calédonie, en Amérique, a la Réunion, à Zanzibar aux Schechelles, en  Allemagne, il nous voyageait avec lui, gratuitement, tout le long des berges, plages, villes et montagnes  et des espaces qui ont marqué de leur noms  ses divers passages, à l’origine de sa philosophie décryptable..

Alors, moi qui  en connaissais si peux de lui, j’en fus  émerveillé, je le contemplais sans mot dire, et lui  parlait tellement bien, certain de  se qu’il nous avançait Il me devançait dans ses répliques et  mes questions, s’interdisaient de quitter ma bouche. Lui fort de ses  mains  conteuse de mystères, la voix vibrante, sereine et réassurée, qu’un  parlé parfait brodé de termes anciens, parvenait à  traduire, qu’il n’y avait rien de changé en lui. Tout cela me déconcertait et se mettait de la partie, rien que pour entrer dans une phase  très réglée, de ses informations.

Maitre Kada Kribich, le judoka, avait  plus de 7 Dans en Judo (Toutes les autres, il n’a pas voulu les BE JUDOcomptabiliser dans son palmarès) – Champion de France, Champion d’Afrique, Il possède le Diplôme d’état de Professeur de Judos, Jujitsu et méthode de combat assimilé- Il possède le Diplôme de maitre nageur sauveteur- le Diplôme  d’éducateur 2ie degré de natation- possède également le Diplôme d’athlète complet- Il fut Champion de saut en hauteur militaire- Il  avait le Diplôme de Pilote d’aviation légère U.S.  Et le  Diplôme de Capitaine de bateau- Maitre  Kribich  Kada,  parle 06 langue dont l’arabe, le français, l’espagnol, l’anglais, l’allemand, le japonais, sans oublier l’ensemble des  dialectes des Iles de l’Océan Indien (créole  etc)

GEDSC DIGITAL CAMERAMaitre Kada Kribich n’a pas bénéficié d’une part d’intérêt digne de sa stature, comme une pléiade d’athlètes qui sont oubliés, omis, ou méconnus des  concepteur de cérémonie de commémoration ; Et lorsque le nom d’un de nos ancien sportif  n’est jamais  mentionné, il y a de quoi être offusqué. Pour cela, il serait louable de rendre à César se qui revient à Jules, en se  rappelant d’eux. Force est de  rappeler, qu’il serait judicieux de confier le travail d’une manifestation commémorative d’anciens joueurs, jubilé ou autre  à des professionnels ou à des connaisseurs, qui seraient capable, de se remémorer, se que beaucoup ont omis. Que des hommes ont marqué l’histoire sportive à Sidi bel abbès en particulier et en Algérie en général tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays et que les oublier est une véritable frustration, pour  tous ceux qui  les ont connus ces faiseurs d’histoire.

De part sa gentillesse personnifiée et sa force de la nature digne d’admiration. Je ne peux que souhaiter une longue  vie à celui qui  a appris  à  nos jeunes d’être souples et tenace dans la vie.

 

Par K.Benkhelouf

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